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Il est extrêmement difficile pour un proche ou un parent alcoolique de prendre conscience de sa maladie. Le fait même d’énoncer clairement le problème l’oblige à reconnaitre son incapacité à gérer sa consommation et donc à afficher sa faiblesse. Un aveu engendre en outre la peur d’être jugé ou de perdre la garde de ses enfants.



C’est la raison pour laquelle une personne souffrant d’alcoolisme a souvent une réaction de déni : faire comme si ça n’existait pas pour éviter une remise en question douloureuse.



Que faire en tant que proche ?


Si votre ami ou collègue montre des signes de consommation problématique (besoin systématique d’alcool pour se détendre, consommation rapide ou en cachette, anecdotes de black-out,…), il n’est pas nécessaire de lui en parler abruptement. Cela provoquerait probablement une réaction défensive, voire une dispute.


- Exprimez clairement votre désaccord suite à des inconvénients dus à l’alcool (un rendez-vous non respecté, des insultes en état d’ivresse,…)

- Laissez votre ami prendre la responsabilité des conséquences de ses actes. N’essayez pas de résoudre ses problèmes s’ils sont directement provoqués par sa consommation d’alcool.

- Si vous tenez à parler ouvertement de la situation, faites-le lorsqu'il est sobre

- Aidez-le à garder une bonne estime de lui-même en complimentant ses qualités

- Dans la mesure de vos propres limites, restez à l’écoute si votre ami a besoin de partager ses souffrances.

- Demander conseil à une association, un groupe d'entraide ou à un professionnel, leur expérience vous guidera positivement.



Que faire en tant que conjoint ?


Il est émotionnellement douloureux de partager sa vie avec une personne alcoolique. La vie quotidienne s’en trouve bouleversée d’un point de vue pratique et matériel, mais également relationnel et affectif.


- Vous ne pouvez pas guérir quelqu’un de l’alcoolisme. Vous n’êtes donc ni coupable ni responsable de la situation.

- N’essayez pas de résoudre les problèmes découlant de l’alcoolisme. Laissez votre partenaire en porter la responsabilité : cela l’aidera à prendre conscience de la situation

- Ne vous adaptez pas aux habitudes de consommation de votre partenaire. Par exemple, ne restez pas à la maison en espérant que cela l’incitera à ne pas boire

- Evitez les reproches constants. Vous pouvez par contre être clair sur votre désaccord par rapport aux conséquences engendrées par l’alcool

- Continuer à prendre soin de vous et fixez vos limites

- Parlez-en à quelqu’un de confiance.



Où trouver de l’aide ?


- Télé-accueil est joignable au « 107 » 24h/24.


- Les Alcooliques Anonymes pour rencontrer d’autres personnes souffrant d’alcoolisme et partager ses expériences. Permanence téléphonique 24/24h au 078 15 25 56.


- Al-Anon est une association qui offre un soutien aux proches de personnes souffrant d’alcoolisme. Permanence au 02/216.09.08 tous les jours entre 9h et 22h.


- Aide-Alcool est un site offrant un test-alcool, des conseils et des témoignages, un forum ainsi qu’un accompagnement personnalisé aux personnes qui le demandent.


- Addiction Suisse ce site contient une documentation fournie sur toutes sortes d’addiction, ainsi que de nombreux conseils et des forums.



Michèle ORBAN, Chargée de veille


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